Je suis Pauline, illustratrice et webdesigner. Bienvenue dans ma bulle :
Moi c’est Pauline, Paupau pour les intimes.
J’ai 25 ans et je suis passionnée de dessin depuis toute petite.
Je me suis lancée dans l’illustration en parallèle de mes études de géologie (oui ça n’a vraiment rien à voir). J’étudiais la terre, la Terre et surtout les terrils du Nord-Pas-de-Calais (ceux qui sont de la région voient de quoi je cause). Après l’obtention de mon Master, une année de doctorat, le Covid, j’ai décidé de changer de voie. Il fallait que je créé en permanence et que mon métier soit créatif.
« J’avais besoin de l’art pour exister »
J’ai donc entamé mes recherches pour trouver un métier créatif et accessible pour moi. J’ai passé 5 semaines à la nurserie numérique pour apprendre les bases des métiers de l’informatique. J’y ai découvert le métier de Webdesigner qui m’a beaucoup plu. J’ai donc enchaîné avec une formation pour obtenir le titre professionnel de Concepteur Designer UI de 11 mois à Béthune, dispensée par l’organisme de formations pour adultes ADAPECO. Cette formation fût une véritable révélation pour moi.
Artiste depuis mon plus jeune âge, j'ai à coeur de raconter des histoires
Mon art est pour moi un messager, un moyen d’évacuer mes émotions comme une catharsis. Il est porteur de messages tantôt psychologiques, philosophiques, féministes, environnementaux. Telles sont mes convictions. Le tout sur un fond fantastique et surréaliste coloré.
Mon but est de créer une histoire dans chaque oeuvre et que chacun puisse y trouver un ancrage.
J’aimerais que mon art vous fasse vous questionner, vous fasse éprouver différentes émotions.
A l’avenir, j’aimerais créer un monde fantastique à part entière, un monde post-apocalyptique où la nature reprend ses droits sur un fond de magie. Je veux mettre les femmes et la nature au centre de mes oeuvres.
Mes inspirations
Je trouve l’inspiration dans mes lectures et visionnages de films fantastiques.
Les Studios Ghibli et en particulier les films de Hayao Miyazaki sont pour moi la quintessence de la création artistique. C’est une source inépuisable d’inspiration pour moi.
Hayao Miyazaki nous plonge dans un univers magique le temps d’un film. Cet univers semble même s’étendre au delà de l’écran, comme un monde parallèle. J’ai envie d’y plonger toute entière. Il propose une vision des femmes moderne, des femmes fortes, qui occupent souvent des rôles centraux, capables elles-mêmes d’évoluer et de faire avancer l’intrigue sans l’aide des hommes. Ses personnages sont toujours nuancés, il n’y a pas de frontière nette entre le mal et le bien : Mon personnage préféré, Dame Eboshi, en est le parfait exemple. Hayao Miyazaki est un grand perfectionniste pour qui les détails et la qualité des dessins est primordiale. Les mouvements sont dans chaque oeuvre millimétrés et si fluides. Chaque mouvement est étudié pour correspondre au type d’environnement et au caractère du personnage. Les dialogues entre les personnages apportent réellement à l’histoire, ils ne sont pas là pour meubler l’espace. On est bien loin des tirades criardes et niaises pour expliquer l’histoire ou exprimer les sentiments des personnages. Les émotions passent autrement que par les dialogues. C’est si beau. Ces univers sont d’autant plus marquants que la musique se mêle parfaitement à l’animation, grâce au grand maître de la musique Joe Hisaishi.
L’univers Japonais me fascine depuis toute petite. J’aime l’architecture Japonaise, la nature, la spiritualité. J’aime aussi le fait que les Dieux Japonais (Kamis) soient associés à la nature et qu’ils veillent donc un maximum à la protéger. C’est une vision que je partage. Depuis petite, le Japon m’attire. Je l’ai découvert par le biais de l’animation japonaise que je trouve libre, pleine de sens, poétique et esthétiquement attractive.
Le court métrage Puparia est une oeuvre qui m’a chamboulée.
Tant au niveau des couleurs choisies à la perfection, que du côté mystique de l’ensemble.
Réalisé par Shingo Tamagawa en 2020, ce court métrage de 3 minutes disponible sur Youtube (ici) aura pris 3 ans de réalisation ! J’aimerais atteindre ce niveau de détails dans mes dessins, mais la patience me fait parfois défaut quand il s’agit de mes propres réalisations…
Mon écrivaine favorite est Sawako Ariyoshi.
Dans plusieurs de ses oeuvres comme Le Miroir des Courtisanes ou encore Les Dames de Kimoto, elle raconte la vie de femmes dans le Japon traditionnel de l’époque d’Edo. Ce féminisme au sein de la société japonaise patriarcale de l’époque, et son analyse de celle-ci sont très intéressantes. J’aime son travail et sa plume, je m’inspire que de qu’elle décrit en créant des portraits de femmes que j’imagine fortes et évoluant avec leur temps.
Je suis aussi très inspirée par le travail du graffeur Banksy.
Je suis très admirative de la façon dont il arrive à faire passer des messages. De façon simple et directe. Ses oeuvres s’adressent à tous. J’ai l’impression, en regardant son travail, de comprendre un peu mieux un morceau de notre société. Ses idées ainsi véhiculées sont très impactantes? J’aimerais arriver à ce niveau. Intelligence et compréhension du monde. réalité et dénonciation. Pour moi c’est l’art. Il dénonce le comportement humain, tout en s’incluant dans ce qu’il souhaite critiquer.
Et enfin, je suis inspirée par mes propres expériences et mon vécu, mes sentiments et émotions.
Angoissée de nature, je suis parfois passée par des moments plutôt difficiles. J’aime représenter la difficulté que peuvent avoir certaines personnes, comme moi auparavant, à nouer des liens en société. Trouver sa place peut sembler difficile mais il y a toujours des solutions.